28.07.2007

Le monde du travail aujourd'hui (du moins celui que je connais !)

Suite à la discussion introduite par cette note
 
 
b96a2faf2aa1d19c8c5fc57354c9d058.jpgDans le privé (où je travaille mais peut-être est-ce pareil dans le public), il faut non seulement du rendement mais aussi ne jamais être absent (les grossesses sont très mal vues) et pratiquer le léchage de pompes intensif.

Il ne faut d'ailleurs pas forcément être compétent (c'est parfois mal vu surtout si les supérieurs hiérarchiques ne le sont pas).
On m'a reproché de "tricoter derrière mon bureau parce qu'il n'y avait pas de problèmes quand mon chef était en vacances" alors que je faisais simplement mon travail sans solliciter les autres si je n'en avais pas besoin.

Le monde du travail est devenu fou : avant, il suffisait de faire ses preuves pour évoluer dans une entreprise, maintenant, on nous demande "d'écrabouiller" notre voisin, de pratiquer la délation voire de "suicider" ses collègues (mon mari a été confronté à cela : voyant un de ses collègues qui perdait ses cheveux à cause du stress au travail, il en a référé à ses supérieurs qui lui ont fait comprendre que "si le type se suicidait, cela n'était pas leur problème").

La question, c'est : quand on n'est pas arriviste, carriériste et que l'on a des valeurs humanistes, comment parvenir à s'intégrer dans un monde auquel on n'adhère pas ?

16.05.2007

Ce qui se passe la veille des jours fériés...

Encore une chose qui me met en colère... Aujourd'hui, et à plusieurs reprises, j'ai entendu plusieurs personnes dans divers lieux (commerces, bibliothèque municipale, bureau de tabac...) demander si demain, jeudi de l'Ascension, c'était ouvert.

Quand j'entends cela, j'ai envie de bondir et de dire : "Mais, bon Dieu, demain, c'est un jour férié !". Je vois que les personnes travaillant dans ces magasins font des efforts pour répondre aimablement, mais qui d'entre ceux qui posent la question seraient prêts à aller travailler les jours fériés et les dimanches.

C'est toujours pareil : les gens n'ont pas conscience que leur comportement influe sur l'évolution de la société. Ah ça oui, on aime bien se balader dans les magasins les jours fériés et le dimanche, on est même prêts à embêter le pauvre type qui lui est obligé de bosser mais au grand jamais, on aimerait être à leur place.

Et pourtant, pourquoi les commerces ouvrent-ils les dimanches et jours fériés ? Parce qu'il y a toujours une bande de zouaves qui trouve qu'acheter est le summum de leur petite vie, qui s'embêtent tellement chez eux qu'ils ne trouvent rien d'autre de mieux à faire qu'à arpenter les rayons de la grande surface du coin.

D'ailleurs, ils ne sont pas idiots les directeurs des grandes surfaces car, pour être sûrs de faire leur chiffre d'affaire, ils appâtent le chaland à grands coups de bons d'achats ou lots divers uniquement valables ces jours-là.

Alors, Mesdames et Messieurs les clients des jours fériés et des dimanches, ne venez pas pleurer si, bientôt, on vous demande à vous aussi de travailler...

Travailler plus pour gagner plus : belle utopie !

medium_070514161231.xm2ok9g50_le-president-elu-nicolas-sarkozy-avec-laurence-parb.jpgMonsieur Sarkozy déclare que les français désirant gagner plus pourront le faire en effectuant des heures supplémentaires, et ceux qui voudront avoir plus de temps libre pourront travailler moins. Je doute qu'il ait jamais mis les pieds dans une entreprise car, pour sa gouverne, ce n'est pas ainsi que cela marche.

Je travaille moi-même depuis 1995 dans une clinique. Si demain, j'ai envie de gagner plus cher, je dois donc aller voir mon directeur pour lui dire : "Monsieur mon chef, j'ai envie de faire des heures supplémentaires parce que je veux investir dans un logement et devenir propriétaire." Lui va me répondre : "Chère collaboratrice, notre activité actuelle ne nous permet pas de vous donner de travail supplémentaire".
Par contre, si l'activité de l'entreprise le nécessite, il va me dire : "Madame, il faut que vous fassiez des heures supplémentaires" et là, je n'ai pas le choix. La loi prévoit que le salarié ne peut pas refuser, même si j'ai trois enfants dont il faut organiser la garde.

Faire croire aux salariés que c'est eux qui ont l'initiative de moduler leur temps de travail est un leurre, à moins de changer la législation du travail.

Economiquement parlant, c'est l'intérêt de l'employeur qui prévaut et même si je désire un temps partiel pour m'occuper de mes enfants ce sera uniquement selon son bon vouloir.
Il faut le savoir : dans les entreprises (privées tout du moins, je ne connais pas le fonctionnement du secteur public), le dernier mot, c'est toujours pour l'employeur.

09.05.2007

Le féminisme ne doit pas se faire contre les hommes

J'aimerais, quand on parle du féminisme, que l'on cesse d'opposer hommes et femmes.

La femme n'acquiert pas ses droits contre l'homme. Pour ma part, j'ai un mari qui n'arrête pas de me soutenir pour que les femmes aient enfin la place qu'elles doivent avoir au sein de la société.

C'est vrai que la maternité nous oblige assez souvent à sacrifier d'autres choses (travail, vie associative, sport...) mais la cause en est plutôt le plus bas salaire des femmes. La lutte est à faire au niveau de la société mais c'est aussi à nous de montrer que nous savons aussi faire.

Mais doit-on toujours empiéter sur le terrain classiquement réservé aux hommes pour cela ? Une femme mécanicien, agriculteur, politique, pourquoi pas, si cela vient d'un désir profond. Mais pour moi, la parité n'a aucun sens si c'est pour arriver à mettre de façon artificielle des femmes même médiocres à un poste quelconque.

Nous valons mieux que cela : à nous de prouver ce dont nous sommes capables et promouvoir les domaines où nous sommes efficaces (par exemple le soin aux personnes).


Et un grand merci aux hommes qui jouent le jeu et nous permettent d'avoir des temps de liberté pour développer nos compétences.