27.03.2008
Le grand ménage
S'il y a bien une chose que je déteste dans la vie, c'est faire le ménage. Laver, repasser, cuisiner... j'aime plutôt bien mais frotter, récurer pour voir 5 minutes plus tard les délicates petites traces des trois paires de petons et des 30 doigts de mes petits trésors... Argh, au secours, aidez-moi !!!
Alors, j'élabore des stratégies : j'essaie pièce par pièce (lundi, sanitaires ; mardi, séjour...) ou tâche par tâche (lundi, lavage du sol ; mardi, dépoussiérage...).
Mais il n'y a rien à faire... Moi qui sait faire la paye de 400 salariés, je suis nulle, archi nulle dans l'organisation ménagère.
Je me suis alors dit : "tiens, si je demandais à mes lectrices (et lecteurs, bien entendu - dans ce domaine encore, vive la parité !) de me faire partager leurs idées et recettes pour faire de moi une vraie fée du logis !!!
C'est vrai quoi, j'ai toujours la sensation qu'il n'y a que chez moi que règne le désordre et que, chez les autres, c'est toujours nickel. Alors, à vos claviers, s'il vous plaît. Merci d'avance !
12:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ménage, tâches ménagères
23.06.2007
De l'état de grâce à l'état de blues...
J'ai adoré être enceinte. J'ai du mal à accepter mon corps en temps habituel. Là, je me sentais belle et j'avais l'impression que ma vie avait un sens : celui de porter ces bébés et de les aider à grandir. Ce sentiment était renforcé par le fait que mon corps semblait répondre exactement aux besoins de ces petits êtres. Il était gratifiant pour moi de me dire que la bonne nourriture que j'absorbais ou les précautions que je prenais (ne pas fumer, ne pas boire d'alcool...) faisaient que mon bébé grandissait bien. Je me sentais remplie d'amour quand je sentais les mouvements, d'abord fugaces, puis plus marqués de ces petits corps en moi.
Vint le temps des cours de préparation à l'accouchement : les sage-femmes vous expliquent que votre mari sera là à vos côtés, que vous pourrez faire naître votre bébé, qu'on vous laissera ensuite seuls pour faire connaissance. En bref, à cette idée, j'étais sur un petit nuage.
Mais pour moi, rien de tout cela. Une césarienne est programmée et je me retrouve seule dans un bloc opératoire entourée seulement des soignants. Des bruits étranges, un cri : mon fils est né. Je l'embrasse et ne le vois que quelques secondes. Brusquement, je me sens telle une baleine échouée sur une plage.
La semaine d'hospitalisation est difficile : je ne parviens à m'occuper de mon bébé qu'au moment de l'allaitement. Le retour à la maison est un cauchemar ! Et oui, personne ne dit aux jeunes mamans une chose essentielle : un nouveau-né pleure et parfois beaucoup. C'est alors que l'on entre dans un cercle vicieux. On se dit : si mon bébé pleure, c'est que je ne réponds pas à ses besoins et si je ne sais pas répondre à ses attentes, c'est que je suis une mauvaise mère. C'est ce qu'on appelle le baby-blues qui peut se transformer en véritable dépression.
A cette époque, mon mari, en rentrant du travail, nous trouvait souvent en pleurs, moi et notre fils. C'était d'autant plus difficile que ma propre mère était loin de moi. J'ai beaucoup ressenti le manque de ma mère au moment de la naissance de mes enfants.
Curieusement, pour mon deuxième accouchement, cela ne s'est pas du tout passé comme cela, sans doute parce que ma fille était un bébé facile (pas de pleurs, bonne dormeuse, tétant bien...).
Mais pour mon troisième enfant, retour du blues. Me retrouver seule, après une troisième césarienne, avec un nouveau-né qui pleurait jour et nuit, deux autres enfants à qui donner de l'attention, les tâches ménagères et la cuisine, me paraissait au-dessus de mes forces. Mes journées n'étaient qu'une succession d'angoisses qui ne s'apaisaient qu'au retour de mon mari le soir. Je pense que cet état ne m'a pas permis de bien m'occuper de ma petite fille.
C'est pourquoi je voudrais dire ici à toutes les futures ou jeunes mamans qu'il faut en parler : ce n'est pas honteux de ne pas savoir, d'avoir peur de mal faire, d'être épuisée au point d'avoir envie de tout plaquer, d'abandonner ce bébé, de le jeter par la fenêtre. Ces sentiments, ces pensées, je les ai eus. Cela ne fait pas de moi une mauvaise mère. C'est juste qu'il m'a fallu un peu plus de temps pour entrer en contact avec mes enfants.
Il ne faut pas hésiter à se faire aider : après tout, qui nous apprend à devenir parents ? Personne et pourtant, c'est un travail ô combien délicat.
23:05 Publié dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : baby-blues, césarienne, tâches ménagères, accouchement, dépression post-partum









