11.05.2007

Vers la banalisation de l'usage de la drogue ?

medium_72_733298897_thierry_ardisson_3_H191649_M.jpgIl y a déjà plusieurs années que je constate une banalisation des discours concernant la drogue (quelque soit la drogue mais surtout le cannabis et la cocaïne). C'était notamment le cas lors des émissions "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson. A sa façon de parler, on comprenait que celui ou celle qui ne fumait pas était considéré comme un ringard. Il est donc de bon ton, dans le milieu du show-biz notamment et de la gauche caviar en général, de dire que l'on fume de l'herbe, faute de quoi on passe pour un has-been, voire un réactionnaire.

De même, l'usage de la cocaïne dans un certain milieu se banalise pour augmenter (soi-disant) ses performances au niveau professionnel ou ses sensations au niveau sexuel. medium_drogues.2.jpg

Vous imaginez l'impact sur les jeunes qui font partie du public de ce genre d'émissions et qui s'identifient facilement aux célébrités et ce, de plus en plus jeunes (on estime aujourd'hui que c'est vers l'âge de 13 ans que les enfants fument leur premier joint).

C'est pourquoi j'ai été agréablement surprise par l'intervention du prêtre Guy Gilbert sur le plateau de l'arène de France du 9 mai 2007. Enfin quelqu'un qui a le courage d'élever sa voix en dénonçant toutes les drogues. Ce n'est pas facile aujourd'hui de s'opposer aux idées dominantes et souvent laxistes.

medium_pere-guy-gilbert.2.jpgPourtant, il a raison d'être ferme face à cette complaisance. Les conséquences de l'usage des drogues, même de celles qu'on dit douces, sont terribles. Outre les accidents de voiture dûs à l'association cannabis/alcool, j'ai dans mon entourage plusieurs jeunes adultes qui ont le cerveau littéralement flingué (neurones détruits) par l'usage de cannabis, ecstazy, alcool et sont incapables de vivre une vie normale car ils présentent des troubles de style schizophréniques.

Alors, Mesdames et Messieurs du show-biz ou d'ailleurs, faites attention à vos discours et comportements car ils ont un impact sur la population ce qui vous en rend encore plus responsable.

Pour ma part, j'essaie, en plus de l'information sur les drogues que tout parent se doit de donner à ses enfants, de leur apprendre à ne pas être conformistes et à savoir dire non. Je saurais quand ils seront devenus de jeunes adultes si j'ai réussi mon pari. 

Alors  pour  ou contre la dépénalisation des drogues  dites  douces ? Contre, bien évidemment. A moins que produire des générations décérébrées n'arrange certains : ce seront de bons petits moutons bien dociles...