18.08.2007
Nostalgie, quand tu nous tiens !
Mes sentiments actuels sont un mélange de tristesse et d'envie.
Je croyais avoir réussi à tourner la page "bébé" mais apparemment, il n'en est rien. Ma dernière césarienne m'a laissée meurtrie et, en quelque sorte, amputée. J'ai, en effet, sur les conseils de mon gynécologue, choisi de subir une stérilisation tubaire (ou ligature des trompes). Seulement, il ne m'avait pas prévenu des conséquences psychologiques d'un tel acte. Après une nouvelle discussion avec lui (après l'intervention), il m'a expliqué que chez certaines femmes, cela pouvait provoquer une sorte de dépression comparable à celles que peuvent avoir les femmes au moment de la ménopause.
Il est vrai que depuis la naissance de ma dernière fille, je me sens vieillir, j'ai peur de la perte de ma féminité. est-ce lié à cela?
Ma voisine est enceinte et sur le point d'accoucher. L'imminence de cette naissance réactive des sentiments que je croyais morts: le désir d'enfant est encore vivace chez moi. Pourtant, avec trois enfants, je pense être déjà comblée mais cette envie me titille à nouveau. Je ne sais pas ce que cela signifie... Je pense que cela va au-delà de ce plaisir de tenir un petit corps contre moi. J'imagine qu'une grossesse doit combler un manque qui existe chez moi.
Je n'en sais pas plus, simplement, que la douleur est présente.
10:15 Publié dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : maternité, stérilisation tubaire, ligature des trompes, dépression
09.05.2007
Le féminisme ne doit pas se faire contre les hommes
J'aimerais, quand on parle du féminisme, que l'on cesse d'opposer hommes et femmes.
La femme n'acquiert pas ses droits contre l'homme. Pour ma part, j'ai un mari qui n'arrête pas de me soutenir pour que les femmes aient enfin la place qu'elles doivent avoir au sein de la société.
C'est vrai que la maternité nous oblige assez souvent à sacrifier d'autres choses (travail, vie associative, sport...) mais la cause en est plutôt le plus bas salaire des femmes. La lutte est à faire au niveau de la société mais c'est aussi à nous de montrer que nous savons aussi faire.
Mais doit-on toujours empiéter sur le terrain classiquement réservé aux hommes pour cela ? Une femme mécanicien, agriculteur, politique, pourquoi pas, si cela vient d'un désir profond. Mais pour moi, la parité n'a aucun sens si c'est pour arriver à mettre de façon artificielle des femmes même médiocres à un poste quelconque.
Nous valons mieux que cela : à nous de prouver ce dont nous sommes capables et promouvoir les domaines où nous sommes efficaces (par exemple le soin aux personnes).
Et un grand merci aux hommes qui jouent le jeu et nous permettent d'avoir des temps de liberté pour développer nos compétences.
13:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, travail, maternité
04.05.2007
La part de l'animal qui est en nous
Je ressens souvent cette acuité des sens quand j'ai l'impression que mon enfant peut être potentiellement en danger. Par exemple, quand nous sommes au bord d'une route en attente de la traverser, je regarde les automobiles comme je pourrais regarder un prédateur menaçant ma progéniture. De même, quand j'ai allaité mes enfants, mais également quand un nouvel enfant entrait dans notre vie et que je voyais, sans comprendre intellectuellement parlant pourquoi, que j'écartais l'aîné en le poussant vers l'autonomie pour m'occuper du petit.
On oublie souvent cet animal qui vit en soi, ce qui fait que, parfois, nous sommes étonnés par certaines de nos réactions de colère, de désir, de violence ou d'angoisse. Mais, quand on y regarde bien, on s'aperçoit que la notion de territoire ne vaut pas seulement pour notre animal de compagnie, que nous sentons la menace d'une foule en mouvement, que lorsque l'on se sent pris au piège, nous pouvons attaquer au lieu de fuir.
Je crois qu'il est important (tout du moins, cela l'est pour moi) de reconnaître et d'accepter ces réactions qui vont au-delà du raisonnement car c'est ce qui nous aide, en grande partie, à rester en vie.
C'est pourquoi, quand je regarde une vache dans un champ, un chat ou un chien, je me sens proche d'eux par certains aspects, ce qui me permet de rester humble face à ma condition d'humain.
13:25 Publié dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animalité, maternité, sens, désir, violence, colère, angoisse









