08.05.2007
Welcome to the Sarko-show!
Monsieur Sarkozy fait de beaux discours mais il commence son "règne" par des contre-exemples de ce qu'il annonçait.
Il appelait les classes populaires à voter pour lui en disant qu'il protégerait les plus faibles et les plus démunis. La prise de parole au soir de sa victoire avait des accents gaullistes mais on est bien loin du modèle.
Pourquoi ? Parce que Monsieur Sarkozy a pour première action d'aller dîner au Fouquet's, ensuite il arrive sur scène entouré des Arthur, Clavier et autres peoples plein aux as pour, enfin, partir dès le lendemain sur le yacht d'un richissime homme d'affaire.
On est loin des belles paroles et c'est tout un symbole pour le début de son mandat. Cela m'a laissé un goût amer. Les hommes politiques jouent aux stars, les stars aux hommes politiques. Ces deux catégories se brassent et se mélangent : cela ressemble fort aux Etats-Unis...
Il me semble loin le temps où l'accès à la fonction présidentielle semblait investir le candidat élu d'une sorte de transcendance qui le hissait au-dessus du peuple. Il était alors hautement conscient de ses faits et gestes et se devait de montrer l'exemple en ayant une attitude digne et respectable.
Alors, gaffe ou volonté de provoquer, je n'en sais rien, mais cela semble être de mauvais augure pour les futures cinq années.
Cela s'applique bien sûr également à la gauche et à ses représentants qui, au soir de leur défaite, ne trouvent rien de mieux à faire que de se bouffer le nez à la télévision...
21:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, symbole, élection présidentielle, yacht, people, droite, gauche
29.04.2007
Le vice et la vertu
La liberté de penser est sérieusement compromise : la plupart du temps quand on s'interroge sur un problème de société, il ne peut plus y avoir de débat. On nous catalogue et il n'y a plus d'arguments.
Par exemple, je pense qu'il est légitime, à l'heure actuelle, de poser la question de l'immigration en France et des orientations qu'on veut lui donner. C'est faire preuve d'humanisme, à mon avis, que de s'interroger sur le fait de savoir si l'on peut encore accueillir des gens en souffrance chez nous sans pouvoir leur proposer un travail qui puisse leur assurer une vie décente et respectable. Or, peut-on offrir cela aujourd'hui ? Alors, ces personnes quittent leur pays (et pour ma part, je pense que cela est un déchirement même si c'est un pays où règne la misère et l'instabilité), leur famille, leurs traditions et leur mode de vie avec l'espoir d'une vie meilleure et ils sont contraints de vivre de façon précaire, sans respect d'eux-mêmes puisqu'ils n'ont pas les moyens de faire vivre leur famille, excepté avec les aides sociales.
Bien sûr, on peut dire qu'il faut débloquer des fonds, construire des logements sociaux... Oui, mais où prendre l'argent ?
Le déficit public est tel ! Qui est sincèrement prêt à diviser ses revenus par deux pour accueillir les gens dans la misère ?
Et voilà, le simple fait de poser ces questions (ou d'autres, ceci n'est qu'un exemple) fait que je suis cataloguée de droite, voire d'extrême-droite. Alors la réponse que l'on me donne c'est : "mais t'es à moitié facho, non !".
Non, je ne suis pas fasciste, je m'interroge seulement sur l'avenir de la société dans laquelle je vis, qui porte mes enfants et portera, je l'espère, les enfants de mes enfants...
Alors, la Gauche (je parle ici des dirigeants et non des militants) nous assène ses bons sentiments puisqu'elle a le monopole du coeur mais ces problèmes qui se posent, il faudra un jour ou l'autre les résoudre. Et plus on attend, plus ce sera difficile.
Quant à la Droite (idem que pour la Gauche), je ne crois pas non plus qu'elle apporte des solutions et des perspectives d'évolution de la société. J'ai bien l'impression que, pour les deux bords, leur politique, c'est de laisser pourrir la situation et de voir comment cela va évoluer...
Une petite fable de La Fontaine pour illustrer mon propos :
Le Loup et le Chien
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
22:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, droite, liberté de penser, immigration, La Fontaine
26.04.2007
Bonnet blanc et blanc bonnet
Je ne comprends pas l'esprit partisan. Celui qui fait mettre des oeillères aux gens qui se disent de gauche face aux idées de personnes qui se revendiquent de droite, et réciproquement.
Je ne me sens d'ailleurs, à l'heure actuelle, ni convaincue par Nicolas Sarkozy, ni par Ségolène Royal. Après 14 ans de mitterrandisme, 12 ans de chiraquisme et leurs résultats sur l'état de la France, comment avoir encore confiance en la politique ? A croire que la place est bonne puisqu'ils veulent tous l'avoir ! Les paroles sont belles mais où sont les actes ?
Et là, je parle pour ceux de droite comme pour ceux de gauche en passant par ceux du centre !
Je pense plutôt que le temps suspend son vol entre deux élections présidentielles, et que nos petits amis les hommes (et femmes) politiques ne recommencent à s'agiter que lorsqu'il s'agit de se vendre à la télé pour ensuite retourner en hibernation 4 années durant. Car il y a belle lurette que la France n'avance plus, que les idées tournent en rond et qu'on nous prend pour des moutons...
18:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esprit partisan, politique, droite, gauche, centre, Sarkozy, Royal









