19.11.2007

Serais-je un jour sereine ?

04630f11aa389769cfb831dc9508d290.jpgFace aux épreuves de la vie, ou à la vie en général, je me sens souvent désarmée. La fragilité que je ressens en moi me fait tellement peur que, parfois, j'ai envie de fuir... Je me suis mariée, j'ai construit une famille mais, au lieu de m'apporter bien-être et réconfort, cela génère en moi angoisse et peur de perdre.

Je trouve cela terrible de vivre toujours dans l'angoisse. Cela m'empêche de profiter de la vie en me faisant craindre le futur. La vie me paraît parfois si difficile que j'en regretterais presque d'être née. La vie avançant, je sais que de nouvelles épreuves peuvent ou vont apparaître : perte d'êtres chers, maladie, chômage, vieillesse, solitude... Comment vais-je pouvoir affronter tout cela sans m'abrutir de médicaments ? Je me sens tellement souvent à la limite de la cassure. 

Trouverais-je un jour cette sérénité à laquelle j'aspire tant ? Est-ce simplement possible quand on est "construit" comme moi? Quelle est la voie à prendre ? 

17.11.2007

Un coup dur de la vie...

Ne vous inquiétez pas de voir mon blog au repos. Je traverse une phase très dure, la maladie ayant fait irruption dans ma famille proche. Beaucoup d'angoisse au programme, ce qui me fait voir le ciel bleu tout gris... Il faut que je digère cette nouvelle.

04.05.2007

La part de l'animal qui est en nous

Avez-vous déjà eu l'occasion de sentir la part d'animalité qui sommeille dans chacun de nous ? En ce qui me concerne, c'est surtout la maternité qui m'en a fait prendre conscience. Dès que mon petit (ou petite) était posé sur moi juste après la naissance, j'ai senti la louve se mettre en éveil. L'odeur du bébé à la naissance met en marche en soi quelque chose qu'on ne connait pas.

Je ressens souvent cette acuité des sens quand j'ai l'impression que mon enfant peut être potentiellement en danger. Par exemple, quand nous sommes au bord d'une route en attente de la traverser, je regarde les automobiles comme je pourrais regarder un prédateur menaçant ma progéniture. De même, quand j'ai allaité mes enfants, mais également quand un nouvel enfant entrait dans notre vie et que je voyais, sans comprendre intellectuellement parlant pourquoi, que j'écartais l'aîné en le poussant vers l'autonomie pour m'occuper du petit.

On oublie souvent cet animal qui vit en soi, ce qui fait que, parfois, nous sommes étonnés par certaines de nos réactions de colère, de désir, de violence ou d'angoisse. Mais, quand on y regarde bien, on s'aperçoit que la notion de territoire ne vaut pas seulement pour notre animal de compagnie, que nous sentons la menace d'une foule en mouvement, que lorsque l'on se sent pris au piège, nous pouvons attaquer au lieu de fuir.

Je crois qu'il est important (tout du moins, cela l'est pour moi) de reconnaître et d'accepter ces réactions qui vont au-delà du raisonnement car c'est ce qui nous aide, en grande partie, à rester en vie.

C'est pourquoi, quand je regarde une vache dans un champ, un chat ou un chien, je me sens proche d'eux par certains aspects, ce qui me permet de rester humble face à ma condition d'humain.