16.01.2008

Quel avenir pour notre pays?

Moins de 8 mois après son élection , il semble (je le dis avec réserve car les sondages ne m'ont pas toujours paru bien fiables!) que Nicolas Sarkozy mécontente un nombre de plus en plus grand de français.

Finalement, et bien que je ne sois pas adepte de sa politique, je me demande si je dois me réjouir de cette nouvelle.  Les hommes politiques se sont tellement décrédibilisés ces vingt-cinq dernières années, entre incompétence et cynisme, que je ne vois plus de perspectives d'avenir.

Avec ce qui nous attend (l'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne), je me semande à qui faire confiance et surtout à quoi cela sert de voter pour des dirigeants politiques qui ne seront juste bons qu'à inaugurer des chrysanthèmes !

Monsieur Sarkozy devrait tenir compte de ces sondages et enfin réaliser que l'on ne peut pas toujours mener les gens en bâteau. D'ailleurs, il nous fait le coup du mariage pour que les français se détournent une fois de plus des évènements importants en train de se dérouler presque derrière leur dos.

Cette Europe, nos hommes politiques y tiennent tellement... Mais pourquoi ? Pour moi, simple citoyenne, je ne vois pas ce que l'Europe m'a apporté depuis le vote de Maastricht et le passage à l'euro. Plus de chômage et plus de contraintes. Des choses que l'on nous impose sans que nous puissions y redire... Je sais, bien sûr, que certains y trouvent leur compte...

Je ne comprends pas tout ce qui se passe mais j'ai vraiment la sensation que le travail que font nos hommes politiques actuellement ressemble à une arme de destruction massive. Ils veulent la peau de notre pays ! Pourquoi ?

Qui peut s'opposer à cette lame de fond ?

29.05.2007

Jamel Debouzze ou l'art (le 7ème) de retourner sa veste

"Le comédien et humoriste Jamel Debbouze propose à Nicolas Sarkozy "un jogging républicain

bf69fbd3248307a460023d7af7937926.jpg
 
Le comédien et humoriste Jamel Debbouze, qui avait soutenu la socialiste Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle, a mis au défi dimanche à Cannes le président Nicolas Sarkozy de l'accompagner dans "un jogging républicain".
Parrain du prix du jury, lors de la cérémonie de clôture du 60e Festival de Cannes, Jamel Debbouze a assuré le spectacle dès son arrivée sur la scène en annonçant "(son) ralliement à Nicolas Sarkozy".
"J'annonce officiellement mon ralliement à Nicolas Sarkozy !", a-t-il dit, déclenchant des sifflets dans la salle.
"Je vous demande de vous arrêter !", a-t-il alors lancé, allusion à l'exclamation d'Edouard Balladur à ses supporters à l'issue de sa défaite au premier tour de l'élection présidentielle de 1995.
"Quand vous voulez pour un jogging républicain !", a-t-il poursuivi à l'adresse du président de la République". AFP - dimanche 27 mai 2007, 21h41
 

Voilà les informations du jour. Moi, cela me sidère... En effet, je n'aime déjà pas le mélange des genres show-biz et politique mais quand c'est une personne comme cela, c'est encore pire.

Pourquoi ? Parce que, pendant la campagne, j'ai vu Mr Debbouze à la télévision dire (donc publiquement !) que si Sarkozy passait, il quitterait la France.
Ses convictions ont vite changé au regard de ce qui est écrit dans l'article ci-dessus.
C'est cela qui me choque car l'impact des personnes publiques sur l'électorat est avéré et le fait qu'elles tournent leur veste aussi vite a de quoi laisser pantois...
Mais enfin bon, je n'en attendais pas plus de sa part. 
Les socialistes (et pourtant, ils auraient plutôt besoin de soutien) sont vite abandonnés quand le navire coule. 

16.05.2007

Travailler plus pour gagner plus : belle utopie !

medium_070514161231.xm2ok9g50_le-president-elu-nicolas-sarkozy-avec-laurence-parb.jpgMonsieur Sarkozy déclare que les français désirant gagner plus pourront le faire en effectuant des heures supplémentaires, et ceux qui voudront avoir plus de temps libre pourront travailler moins. Je doute qu'il ait jamais mis les pieds dans une entreprise car, pour sa gouverne, ce n'est pas ainsi que cela marche.

Je travaille moi-même depuis 1995 dans une clinique. Si demain, j'ai envie de gagner plus cher, je dois donc aller voir mon directeur pour lui dire : "Monsieur mon chef, j'ai envie de faire des heures supplémentaires parce que je veux investir dans un logement et devenir propriétaire." Lui va me répondre : "Chère collaboratrice, notre activité actuelle ne nous permet pas de vous donner de travail supplémentaire".
Par contre, si l'activité de l'entreprise le nécessite, il va me dire : "Madame, il faut que vous fassiez des heures supplémentaires" et là, je n'ai pas le choix. La loi prévoit que le salarié ne peut pas refuser, même si j'ai trois enfants dont il faut organiser la garde.

Faire croire aux salariés que c'est eux qui ont l'initiative de moduler leur temps de travail est un leurre, à moins de changer la législation du travail.

Economiquement parlant, c'est l'intérêt de l'employeur qui prévaut et même si je désire un temps partiel pour m'occuper de mes enfants ce sera uniquement selon son bon vouloir.
Il faut le savoir : dans les entreprises (privées tout du moins, je ne connais pas le fonctionnement du secteur public), le dernier mot, c'est toujours pour l'employeur.

08.05.2007

Welcome to the Sarko-show!

Monsieur Sarkozy fait de beaux discours mais il commence son "règne" par des contre-exemples de ce qu'il annonçait.

Il appelait les classes populaires à voter pour lui en disant qu'il protégerait les plus faibles et les plus démunis. La prise de parole au soir de sa victoire avait des accents gaullistes mais on est bien loin du modèle.

Pourquoi ? Parce que Monsieur Sarkozy a pour première action d'aller dîner au Fouquet's, ensuite il arrive sur scène entouré des Arthur, Clavier et autres peoples plein aux as pour, enfin, partir dès le lendemain sur le yacht d'un richissime homme d'affaire.

On est loin des belles paroles et c'est tout un symbole pour le début de son mandat. Cela m'a laissé un goût amer. Les hommes politiques jouent aux stars, les stars aux hommes politiques. Ces deux catégories se brassent et se mélangent : cela ressemble fort aux Etats-Unis...

Il me semble loin le temps où l'accès à la fonction présidentielle semblait investir le candidat élu d'une sorte de transcendance qui le hissait au-dessus du peuple. Il était alors hautement conscient de ses faits et gestes et se devait de montrer l'exemple en ayant une attitude digne et respectable. 

Alors, gaffe ou volonté de provoquer, je n'en sais rien, mais cela semble être de mauvais augure pour les futures cinq années.

Cela s'applique bien sûr également à la gauche et à ses représentants qui, au soir de leur défaite, ne trouvent rien de mieux à faire que de se bouffer le nez à la télévision... 

 

26.04.2007

Bonnet blanc et blanc bonnet

Je ne comprends pas l'esprit partisan. Celui qui fait mettre des oeillères aux gens qui se disent de gauche face aux idées de personnes qui se revendiquent de droite, et réciproquement.


Je ne me sens d'ailleurs, à l'heure actuelle, ni convaincue par Nicolas Sarkozy, ni par Ségolène Royal. Après 14 ans de mitterrandisme, 12 ans de chiraquisme et leurs résultats sur l'état de la France, comment avoir encore confiance en la politique ? A croire que la place est bonne puisqu'ils veulent tous l'avoir ! Les paroles sont belles mais où sont les actes ?
Et là, je parle pour ceux de droite comme pour ceux de gauche en passant par ceux du centre !


Je pense plutôt que le temps suspend son vol entre deux élections présidentielles, et que nos petits amis les hommes (et femmes) politiques ne recommencent à s'agiter que lorsqu'il s'agit de se vendre à la télé pour ensuite retourner en hibernation 4 années durant. Car il y a belle lurette que la France n'avance plus, que les idées tournent en rond et qu'on nous prend pour des moutons...