18.12.2008
Travail du dimanche
Je romps le silence pour faire passer le message suivant :
"Le repos du dimanche est menacé !
Il ne se passe pas un jour sans que l'ouverture des centres commerciaux le dimanche soit présentée comme imminente. Bientôt, le programme du dimanche sera d'aller faire ses courses à IKEA ou chez Confo ?
Non, Non, Non, refusons la marchandisation galopante de la société ! Place à la vie associative, culturelle, sportive, bénévole, spirituelle !
Je te recommande de signer la pétition que tu trouveras à cette adresse : http://www.travail-dimanche.com"
Le travail du dimanche est vraiment mon cheval de bataille. Pourquoi ? Parce que je connais très bien le secteur de la grande distribution... Le volontariat, cela n'existe que dans les beaux discours, le travail des étudiants également. Dans ces boîtes-là, on presse les gens, on les fait même bosser 17 heures d'affilée au moment des fêtes en leur demandant simplement de ne pas pointer. Non seulement, on oblige les gens à quitter leur région d'origine (clause de mobilité dans le contrat de travail), ce qui les rend plus fragiles et plus malléables. Le nombre de divorces est aussi important, ce qui rend les salariés plus dociles puisqu'ils n'ont plus que le boulot dans leur vie. Alors s'ils travaillent en plus le dimanche... Je vous laisse vous faire votre opinion... Pour ma part, c'est pétition ET boycott.
Si vous vous sentez concernés et solidaires, n'hésitez pas à soutenir cette action. Merci.
21:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : travail du dimanche
02.06.2008
Fonds souverains
Juste une petite réflexion parce que je n'y comprends pas grand'chose... Certains états investissent dans d'autres pays ou entreprises par l'intermédiaire de ce que l'on appelle des fonds souverains. Souvent, l'entreprise ou l'état en question ne savent même pas quel pays détient ces fameux fonds.
Cette façon de procéder suscite mon interrogation : que deviendront les sociétés voire les états dont les actionnaires majoritaires seront des pays totalitaires ou islamiques ? Serons-nous, par exemple, obligés de nous soumettre à la loi coranique pour pouvoir travailler ?
17:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : fonds souverains, islamisme
23.05.2008
Fahrenheit 9/11
J'avais enregistré ce document de Michael Moore pour me faire une opinion car j'avais tout entendu à son sujet. Je l'ai regardé hier soir... Au delà du choc des images (attentats, tueries irakiennes, mère pleurant son fils tué à la guerre...), j'ai surtout trouvé que c'était pertinent. Il me semble que Monsieur Moore ne se contente pas d'affirmer des choses à la légère mais qu'il présente des faits. Pour le reste, la mise en avant de la manipulation dont les citoyens sont les victimes (parfois consentantes), je n'avais pas attendu ce document pour partager cette idée.
Bien sûr, Monsieur Bush est présenté comme un sinistre crétin mais, pour l'avoir vu par ailleurs, cela ne fait que confirmer ce que je pensais. Nous-mêmes en France n'avons pas de leçons à donner aux américains car je crois que les faits récents (passage du traité constitutionnel européen contre la majorité de l'opinion publique, idem pour les OGM, révision prévue de la Constitution sans, qu'à mon avis, nous n'ayons notre mot à dire...) montrent bien que notre pays se dirige vers les mêmes travers. D'ailleurs, notre "polichinelle" national (je n'ai nommé personne mais vous suivez mon regard !) ne cache pas son admiration pour cet homme.
Il ne manquerait plus que nous nous mettions à envoyer nos enfants en terre d'Irak... Pour quel motif déjà ? Ah oui, instaurer la paix et la démocratie !
Petit bonus, définition de polichinelle : "Un homme qui fait tout, qui brouille tout, qui touche à tout, comme le Polichinelle napolitain dont nous parlait Palizzi" Cela vous rappelle-t-il quelqu'un ?
21:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, michael moore, etats-unis, guerre en irak
19.03.2008
La mort est-elle une marchandise ?
Qui d'entre nous n'a pas entendu parlé aujourd'hui de Chantal Sebire, cette femme défigurée par une tumeur incurable et qui demande à pouvoir bénéficier d'un suicide assisté. Bien entendu, le cas de cette personne nous interpelle et nous fait réfléchir sur ce qu'est devenue la mort dans notre société.
En faisant quelques petites recherches sur le suicide assisté qui existe en Suisse, j'ai trouvé cet article paru sur Valeurs Actuelles.
La lecture de celui-ci m'a effarée et je ne souhaite pas vivre dans une société qui autoriserait de telles pratiques. Je vous laisse vous faire votre opinion.
Suicide assisté. La polémique suisse
Le Pauline Liétar
C’est dans une fourgonnette de livraison, garée aux abords d’une forêt, que l’association Dignitas a donné la mort à ce “candidat au suicide” d’origine allemande. Pour constater le décès, les employés des pompes funèbres ont dû déposer le corps par terre, dans la boue et les feuilles mortes. On a beau côtoyer la mort tous les jours, « c’est pas des choses à faire… », confie l’un d’eux, mal à l’aise.
Alors qu’elle défraie la chronique en Suisse où elle se heurte à de violentes oppositions, l’association Dignitas bénéficie, en France, d’un intérêt croissant. Le 12 février, le Monde a publié un long reportage sur le suicide assisté d’une Française qui a recouru à ses services l’an dernier. Marguerite Dessein était membre de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, qui milite pour la légalisation de l’euthanasie en France et plaide pour le suicide assisté : l’ADMD a organisé, le mois dernier, une conférence intitulée “S’exiler pour mourir ?”.
La Suisse est l’un des rares pays à autoriser le suicide assisté avec les Pays-Bas, la Belgique et l’État de l’Oregon, aux États-Unis. Aider une personne à se suicider n’est pas considéré comme une infraction, « si l’acte est altruiste et sans mobile égoïste », selon les termes de la loi suisse. Concrètement, un médecin peut aider un patient à mourir en lui préparant un poison, mais c’est au malade de porter le verre à ses lèvres. Sinon, on peut considérer que c’est un meurtre. Il faut aussi – en théorie – respecter plusieurs conditions : discernement de la personne, demande sérieuse et répétée dans le temps, maladie incurable, souffrances physiques ou psychologiques importantes et pronostic fatal ou invalidité définitive.
Il y a quelques mois encore, quand on franchissait la porte d’entrée du hall de l’immeuble où elle officiait alors, l’on savait immédiatement si un “patient” était entre les mains de Dignitas. Dans cette HLM du centre de Zurich, les parois étaient si fines que l’on entendait tout. La quinte de toux du voisin de palier, la douche de la voisine à l’étage supérieur ou encore les bruits de friture des différentes cuisines.
Le jour de notre visite, un banal jour de juin, résonnait dans le hall le témoignage d’un candidat au suicide anglais. Atteint de sclérose en plaques, il confiait ne plus pouvoir marcher. Quelques minutes plus tard, montait une musique sirupeuse – chacun apportait son disque préféré – qui annonçait la mort de l’Anglais. Il était entré dans l’appartement à peine une vingtaine de minutes plus tôt.
“Avant le grand voyage, il faut consulter une agence”
Aujourd’hui, l’association donne la mort n’importe où. Dans des hôtels, des chambres de particuliers, des voitures… Et, comme depuis toujours, à toutes sortes de “candidats”.
En février 2002 déjà, elle n’hésitait pas à “suicider” un frère et une sœur français, âgés d’à peine 29 et 32 ans, schizophrènes tous les deux. Pour Dignitas, le fait qu’ils soient seuls dans la vie, sans parents pour les aider, justifiait un suicide. L’association ne se contente pas de prendre en charge des patients en fin de vie. Elle s’ouvre aussi à des dépressifs, des malades mentaux et des couples de personnes âgées fatiguées, qui ne sont pas incurables. En avril 2003, elle donne la mort à Jennifer et Robert Stokes, Britanniques de 53 et 59 ans venus se suicider en couple. Ils souffrent certes d’épilepsie et de diabète mais aucun des deux n’est un malade en fin de vie. Leur famille, loin d’imaginer leurs intentions, sera très choquée à l’annonce de leur mort.
Dignitas ne s’arrête pas non plus sur l’âge de ses “patients” : elle a assisté le suicide d’un jeune homme de 25 ans. « Le suicide, c’est la liberté de chacun. Ce n’est pas à nous de juger les raisons. Les personnes ayant des souffrances psychologiques ont aussi le droit de mourir », estime Ignaz Reutlinger, ancien membre de l’association qui a accompagné de nombreux suicides.
Sur la dizaine d’associations suisses qui assistent des suicides en milieu hospitalier ou à domicile, Dignitas est l’une des seules à accueillir des étrangers. Ses coordonnées sont connues et diffusées dans les pays d’Europe du Nord, en Grande-Bretagne et en France. Les Allemands représentent environ 60 % des candidats au suicide. Sur les 200 suicidés assistés par l’association en 2006, on comptait une quinzaine de Français. « La pratique est la même que pour les impôts, expose sans ciller Ignaz Reutlinger. Les étrangers viennent en Suisse pour échapper à la loi de leur pays et y mourir. » L’ADMD tendrait plutôt à faire le parallèle avec le combat pour l’IVG et toutes ces femmes qui ont traversé la frontière pour avorter.
Mais pour son fondateur, Ludwig Minelli, un avocat zurichois de 75 ans à la personnalité controversée, l’extrême ouverture de Dignitas aurait – paradoxalement – un effet positif : la dissuasion. « Notre philosophie vise à lever le tabou du suicide. Il faudrait pouvoir dire à tous : “Oui, vous avez le droit de faire ce grand voyage, mais avant de partir il faut consulter une agence et bien dire au revoir à ses proches.” Nous estimons qu’environ 70 % des personnes qui prennent contact avec nous sont finalement dissuadées de se suicider. Savoir qu’elles ont cette possibilité de mourir quand elles le souhaitent les rassure définitivement. » Selon des proches, Ludwig Minelli rêverait même de pouvoir installer des distributeurs de poison dans les lieux publics. Une industrialisation des méthodes qui permettrait à Dignitas d’augmenter le nombre de ses “clients”…
Car, ici, il ne s’agit pas vraiment d’altruisme : les candidats au suicide doivent acquitter au moins 3 500 euros pour mettre fin à leurs jours. Le tarif serait même passé récemment à 5 000 euros. Quand on sait que Dignitas se procure pour à peine 5 euros la dose de pentobarbital que son client boira pour se suicider, on imagine l’importance des profits liés à cette activité. Pourtant, l’association n’offre pas une mort de grand luxe. Elle est désormais à la rue.
Les détracteurs de Dignitas affirment que son fondateur, en revanche, s’est significativement enrichi. L’ancienne secrétaire générale de Dignitas, Soraya Wernli, a quitté l’association en 2005 pour des raisons éthiques mais aussi financières : « Ludwig Minelli a gagné beaucoup d’argent avec Dignitas. Avec l’association, il s’est constitué une fortune personnelle qui dépasse au bas mot, selon moi, les 800 000 euros. Ce chiffre ne tient pas compte de tout ce qu’il reçoit en nature des personnes qu’il assiste… » Interrogé par Valeurs actuelles, Ludwig Minelli affirme que tout l’argent part à l’association et dément tout enrichissement personnel.
Le déroulement des suicides suscite également la polémique. La réglementation établit que la personne souhaitant mourir doit rédiger une déclaration de suicide puis confirmer oralement son souhait aux “accompagnateurs”. Deux membres de Dignitas assistent à chaque suicide pour attester qu’il s’agit d’une mort volontaire et non d’un meurtre. Encore faut-il qu’ils parlent couramment la langue du malade… Une hésitation, voire un revirement, risque d’échapper totalement à ces accompagnateurs. Surtout quand on ne laisse guère le temps au malade d’une dernière réflexion. « En 2005 et 2006, bon nombre de personnes sont arrivées de l’étranger et sont mortes dans la journée. Elles n’ont même pas pu repenser leur choix, passées la fatigue et la confusion du voyage », dénonce Soraya Wernli.
Pointée du doigt, accusée de créer un tourisme de la mort, Dignitas essaie d’être plus prudente aujourd’hui. Elle attend “au moins” le lendemain de l’arrivée du malade pour opérer. Mais les médecins de l’association ne passent toujours pas plus de temps sur le dossier des malades. Une trentaine de minutes environ. Certains signent plusieurs “permis de mourir” par jour. Des demandes de pentobarbital sont effectuées pour constituer des stocks. Et les erreurs de dosage existent : en août 2004, un Allemand mettra plus de 72 heures à mourir.
Chassée par les habitants, pourchassée par le gouvernement zurichois et dénoncée par le Parti socialiste suisse qui veut qu’elle cesse ses activités, Dignitas persiste. Et ignore les polémiques. En août 2007, sommée de quitter ses locaux à Zurich, elle loue un appartement à Stäfa, dans la banlieue. En huit jours, six personnes vont mourir. Choqués, les habitants se mobilisent et obtiennent son départ.
Dignitas ne s’arrête pas pour autant. C’est donc dans une voiture de location qu’elle a aidé, successivement, deux Allemands à mettre fin à leurs jours aux abords d’un bois, près de Zurich. La colère de la ministre de la Justice allemande n’a rien changé à ses projets. Ludwig Minelli a récemment annoncé la création d’une antenne en Allemagne. Là-bas, un correspondant de Dignitas veut bien prendre le risque pénal d’assister des suicides.
14:05 Publié dans Philosophie, Politique, Psychologie, Santé, Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : chantal sebire, euthanasie, suicide assisté
23.02.2008
Sarkozy vu de l'étranger
Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.
AFP
Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyperdirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.
Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail
Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.
10:10 Publié dans Blog, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy vu de l'étranger
19.02.2008
Sarkozy : le Père, le Fils et l'Esprit malsain
14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy : le Père, le Fils et l'Esprit malsain
18.02.2008
La démocratie selon Sarkozy
12:08 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : La démocratie selon Sarkozy
16.02.2008
Mémoire de la Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy
"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies.
Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."
UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."
Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.
SOURCE : article publié sur le Monde.fr le 15/02/2008
Madame Veil m'avait un peu déçue en rejoignant les troupes de Monsieur Sarkozy. Pourtant, comme le prouve cet article, elle a su garder sa liberté de parole. Je la rejoins dans ses propos... Mon fils entrera en CM2 en septembre et cette proposition présidentielle me semble infiniment dangereuse pour le bien-être psychologique de nos enfants mais également pour la société française dans son entier. Car jusqu'où ira la surenchère ? Faudra-t-il aussi associer nos enfants aux petits indiens d'Amérique massacrés, aux enfants soumis à l'esclavage, que sais-je encore ? Cela fait beaucoup à porter pour de si petites épaules...
13:14 Publié dans Education, Enfants, Philosophie, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Mémoire de la Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la propo
14.02.2008
Encore du plus pour le pouvoir d'achat
Télédéclarations : la ristourne de 20 euros soumise à des restrictions en 2008
La rédaction, publié le 26 septembre 2007
Tags: Internet, Services, Société
La réduction de 20 euros pour les contribuables qui choisissent de faire leur déclaration d'impôts sur internet va subir un tour de vis. Dès 2008, cette faveur ne devrait être réservée qu'aux « primo-déclarants », c'est-à-dire aux contribuables qui utilisent pour la première fois la formule de télédéclaration.
Cette disposition figure dans le projet de loi de Finances, présenté aujourd'hui par le ministre du Budget Eric Woerth.
Cette année, 7,4 millions de contribuables ont choisi internet pour envoyer leur déclaration d'impôts. La ristourne de 20 euros était entrée en vigueur pour la campagne de 2005, afin d'encourager les citoyens à se tourner vers internet.
Par La rédaction, ZDNet France
Sans commentaire...
Mais nous pouvons toujours revenir à la bonne vieille déclaration papier !
15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Déclaration d'impôts par internet
16.01.2008
Quel avenir pour notre pays?
Moins de 8 mois après son élection , il semble (je le dis avec réserve car les sondages ne m'ont pas toujours paru bien fiables!) que Nicolas Sarkozy mécontente un nombre de plus en plus grand de français.
Finalement, et bien que je ne sois pas adepte de sa politique, je me demande si je dois me réjouir de cette nouvelle. Les hommes politiques se sont tellement décrédibilisés ces vingt-cinq dernières années, entre incompétence et cynisme, que je ne vois plus de perspectives d'avenir.
Avec ce qui nous attend (l'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne), je me semande à qui faire confiance et surtout à quoi cela sert de voter pour des dirigeants politiques qui ne seront juste bons qu'à inaugurer des chrysanthèmes !
Monsieur Sarkozy devrait tenir compte de ces sondages et enfin réaliser que l'on ne peut pas toujours mener les gens en bâteau. D'ailleurs, il nous fait le coup du mariage pour que les français se détournent une fois de plus des évènements importants en train de se dérouler presque derrière leur dos.
Cette Europe, nos hommes politiques y tiennent tellement... Mais pourquoi ? Pour moi, simple citoyenne, je ne vois pas ce que l'Europe m'a apporté depuis le vote de Maastricht et le passage à l'euro. Plus de chômage et plus de contraintes. Des choses que l'on nous impose sans que nous puissions y redire... Je sais, bien sûr, que certains y trouvent leur compte...
Je ne comprends pas tout ce qui se passe mais j'ai vraiment la sensation que le travail que font nos hommes politiques actuellement ressemble à une arme de destruction massive. Ils veulent la peau de notre pays ! Pourquoi ?
Qui peut s'opposer à cette lame de fond ?
21:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : l'avenir de notre pays, sarkozy, référendum









