24.10.2007

Le premier cri...

Parfois, j'aimerais que le monde ne se résume qu'à cela...

03.06.2007

Black Book

f8ddec12e573a07bd022f8ab4261ee9a.jpgLa Haye, sous l'occupation allemande.
Lorsque sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre.
Elle rejoint alors la Résistance et, sous le nom d'Ellis de Vries, parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l'officier Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi...

 

Très beau film, malheureusement boudé par le public... Il n'est donc resté que 15 jours en salles.

Film qui m'interroge encore une fois : quand on a tout perdu, qu'est-ce qui donne encore et encore la force de se relever ?

J'ai beaucoup d'admiration pour ces gens-là car je me dis souvent que moi, je n'aurais pas cette force. Mais peut-être ne peut-on le savoir que devant l'intolérable.

Cette histoire m'a rappellé la vie de Martin Gray qui avait été racontée dans le film "Au nom de tous les miens". Quel courage, quelle force vitale ont permis à cet homme de tout reconstruire alors qu'il avait tout perdu... Ne s'est-il jamais dit qu'il risquait à nouveau de tout perdre ?

Des vies comme cela m'impressionnent. 

09.05.2007

La chambre du fils

J'ai aimé ce film car il aborde un des sujets les plus tabous de notre société : la mort et surtout celle d'un enfant.

De même que la sexualité, sujet très répandu mais sur lequel il y a baucoup d'hypocrisie, mort est un mot qui ne doit pas être prononcé. C'est pourtant très dommage car cela enferme les gens malades ou en fin de vie (tout comme l'être humain en général) dans un sorte de cocon qui se veut protecteur. 

Or, ce cocon est protecteur pour qui ? La famille ou la personne elle-même ? Pour exemple, j'ai l'histoire de mon grand-père décédé en 2001. Nous avons appris deux ans avant qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer (moi, je ne m'en suis pas vraiment aperçue !) et ensuite, il a eu un cancer de l'estomac. A partir de ce moment là, cela a été des "chut, il arrive !..." quand on parlait de sa maladie. Lui, en l'occurence qui avait 90 ans, savait très bien ce qu'il avait, mais comme nous ne devions pas en parler, il n'en parlait pas non plus, ce qui fait qu'il a été très isolé lors de sa fin de vie.

Pourtant, j'aimais sa façon de plaisanter à ce sujet, de me dire quand je partais "j'espère que la prochaine fois que l'on se verra, ce ne sera pas sur la route du cimetière". Il est mort fin mai 2001. J'étais, à ce moment là, enceinte de 6 mois et j'habitais à 3 heures et demi de route de chez lui. J'aurais voulu lui dire au revoir, embrasser pour la dernière fois sa joue ridée qui sentait si bon la mousse à raser, lui tenir sa grande main, lui dire que je ne l'oublierais pas et que je parlerais de lui à mes enfants. Mais mes parents m'ont fait peur en me disant que cela pouvait être dangereux pour le bébé. Je les ai écoutés et je l'ai regretté. Pendant près d'un an, j'ai rêvé toutes les nuits de mon grand-père. Jusqu'au jour où, dans mon rêve, je lui ai dit au revoir.

Depuis je pense souvent à lui et nous en parlons avec mon fils qui avait trois ans à l'époque et mes filles qui n'étaient pas nées. A travers moi, ils connaissent son histoire et ainsi, il continue de vivre.