« 2007-11 | Page d'accueil
| 2008-01 »
26.12.2007
Ceux qui peuvent faire taire la souffrance
Pourquoi a-t-on l'impression que certaines souffrances ne pourront être éteintes que par ceux qui les ont provoquées ?
Comment faire quand on sait que cela n'arrivera jamais ?
21:20 Publié dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : souffrance psychologique, manque affectif
Noël en famille
Repas de Noël en famille est-il synonyme de règlement de compte ?
Pour moi, cela l'a été, bien que je ne comprenne pas bien l'origine du courroux de mon père. Oui, c'est bien de lui qu'il s'agit et non du Père Noël dont la magie a été éclipsée par les mots durs qu'il a prononcé. L'alcool aidant certainement, et tout en disant que nous allions partir fâché, il nous a accusé (nous, ses enfants) d'être des parasites de la société parce que nous percevons des allocations familiales, d'être fainéants, de rechigner au travail parce que j'ai pris un congé parental. Toute une série de phrases de ce type jusqu'à la fraise sur le gâteau : accuser mon mari de, je cite : "n'avoir pas de couilles au cul". C'était tellement surréaliste que je ne parviens même pas à me souvenir pourquoi il a dit cela. Heureusement, mon homme est intelligent et a pris cela pour ce que c'était : des paroles d'ivrogne. Il n'empêche que ces propos reviennent de plus en plus fréquemment.
Alors, que faire ? Certains parents s'étonnent de se fâcher avec leurs enfants mais là, franchement, il y aurait de quoi...
Lui dire qu'il exagère ne reviendrait-il pas à se brouiller ? Que cherche-t-il en faisant cela ? Je ne sais pas si c'est le cas pour tout le monde mais nous avons souvent l'impression d'être les parents de nos parents : que ce soit mon père ou ma belle-mère, nous avons vraiment le sentiment qu'ils se comportent comme des enfants (mal élevés de surcroît !).
Drôle de Noël vraiment...
21:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : repas de famille, Noël
21.12.2007
Joyeux Noël
A tous les fidèles ou à ceux de passage, je voudrais vous remercier de tous ces commentaires que j'attends souvent avec impatience.
Je tiens à vous souhaiter de bonnes fêtes de Noël. Une pensée toute particulière à tous ceux qui vivront ces moments dans la solitude...
13:35 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Noël
19.12.2007
Soigner le mal par le mal
Comment qualifier le parcours d'une personne atteinte d'un cancer sinon de terrible. Au-delà de l'épreuve que représente l'annonce d'une telle maladie, il y a aussi les souffrances endurées par des médicaments qui sont censés soigner.
Chimiothérapie, ce mot-là fait peur. Parfois, je me demande même si les malades ne redoutent pas plus le remède que le mal.
Est-ce la seule solution pour espérer survivre à cette affection ? Une personne de ma connaissance disait que si elle était amenée à souffrir d'un nouveau cancer, elle ne savait pas si elle aurait le courage de suivre à nouveau ce "chemin de croix".
Qu'en penser et surtout comment et peut-on choisir ? Difficile question...
Et comment soutenir ceux de nos proches qui doivent subir ?
23:45 Publié dans Psychologie, Santé | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : chimiothérapie, cancer
16.12.2007
Garder la magie du rêve
Ma fille a 6 ans. Suite à de nombreuses lectures, j'avais noté qu'il était important de révéler aux enfants l'origine du Père Noël avant leur entrée au CP, afin que les petits copains ne se moquent pas d'eux. C'est ce que nous avons fait.
Oui mais voilà, c'est sans compter sur le fait que certains enfants ont encore besoin (ou envie) de croire... Et, c'est le cas de ma petite puce. Je sens qu'elle veut encore garder cette part de féérie et finalement, je me dis qu'elle a bien le temps de quitter ce paradis qu'est l'enfance.
Moi aussi, parfois, j'aimerais encore y croire...
19:20 Publié dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Père Noël, magie de l'enfance
07.12.2007
Quand on s'en prend au seul lien social qui nous reste : la famille...
Alors voilà, c'est parti ! Les salariés manifesteraient pour POUVOIR (et oui, vous avez bien lu !) travailler le dimanche.
Je vous rappelle que, dans certaines grèves, il y a eu des « jaunes », terme qui désignait les travailleurs engagés par un patron pour briser celles-ci (alors pourquoi pas pour aller dans le sens qu'il veut).
Cela me semble quand même curieux que, juste au moment où l'on parle du travail du dimanche, les salariés fassent grève, non pas pour s'y opposer, mais pour le réclamer à cors et à cris. Pourquoi maintenant et pas il y a 10 ans ! Curieux hasard !
En ce qui concerne notre famille, nous avons déjà l'impression d'avoir sacrifié beaucoup de choses au travail : nous vivons en effet à des centaines de kilomètres de notre famille (parents, frères et soeurs). De plus, mon mari travaille tous les samedi, ce qui ne facilite pas les contacts.
Alors pour moi, le travail du dimanche (que l'on nous dit réservé aux volontaires, mais tous ceux qui travaillent dans le privé savent ce que cela signifie - si tu refuses, dehors) a pour conséquence l'éclatement de la famille. Je pense d'ailleurs que ces divorces, séparations, éloignements rendent les salariés plus vulnérables et donc plus malléables : tout bénéfice, pour les employeurs !
Si nous travaillons le dimanche, qui gardera les enfants ? Quels moments pourrons-nous partager avec eux ? La fonction publique (école, poste, garderies, crèches...) devra-t-elle s'adapter à ces nouveaux rythmes de vie que l'on semble vouloir nous imposer ?
Enfin, je me demande vraiment s'il faut croire tous les sondages ; en effet, il semble qu'un certain nombre de personnes soient d'accord pour aller dans les magasins le dimanche. Cela signifie-t-il pour autant qu'elles sont elles-mêmes prêtes à travailler ce jour-là ?
De jour en jour, et pourtant je n'écoute que très rarement la télévision, j'ai l'impression d'assister à un retour en arrière sur le plan social. Jusqu'où cela ira-t-il ?
17:30 Publié dans Education, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : travail le dimanche, grèves, famille
06.12.2007
La pensée du jour
L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les gens sensés plein de doutes.
Bertrand Russell
09:25 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : idiots, gens sensés
03.12.2007
La belle propagande...
Le refrain des média en ce moment attire mon attention car il me semble dangereux.
Premier exemple : lors des dernières grèves, les journalistes n'ont quasiment montré que les personnes condamnant l'action des syndicalistes. Or, il me semble qu'auparavant, les journaux renvoyaient plutôt l'image d'une population soutenant les mouvements sociaux même si elle se disaient gênée dans sa vie quotidienne. En conclusion, il semble, qu'aujourd'hui, les grèves gênent tout le monde : supprimons donc le droit de grève, les syndicats, les revendications voire même l'opposition puisqu'une majorité de personnes ayant voté pour Monsieur Sarkozy, il devient anti-démocratique de s'opposer aux souhaits du (soi-disant) plus grand nombre.
Deuxième exemple : j'ai lu ou vu (je ne parviens pas à retrouver où !) Alexia Laroche-Joubert, directrice de la Star Académy, se plaindre d'être contrainte de devoir prendre son congé maternité de deux mois car c'est la loi et que sinon, elle pourrait aller en prison. Quel exemple pour nos jeunes femmes, futures mamans. Alors, bazardons les protections sociales qui sont une entrave à la liberté de travailler !
Troisième exemple : le discours tenu sur les évènements de Villiers-le-Bel. Aucune condamnation n'est faite à propos de la gravité des actes qui se produisent dans ces banlieues (ceux qu'ils appellent "les jeunes" n'hésitent plus à tirer avec des armes à feu sur les policiers : comment qualifier ces actes sinon d'un début de guerre civile ? Voir à ce sujet le blog de Péricles).
Quatrième exemple : tous nos journalistes s'extasient sur les mesures que désire prendre Monsieur Sarkozy pour augmenter notre pouvoir d'achat, comme payer les RTT, déréglementer le temps de travail. Or, il est clair (pour moi en tout cas !) que ce qui a grevé notre budget, ce sont surtout les hausses de prix dues au passage à l'euro et depuis tout s'envole (une hausse de 10 ou 20 cents, ce n'est pas la même chose que 10 ou 20 centimes de francs).... Personnellement, je n'aurais pas de RTT (seront-elles imposables d'ailleurs si elles sont payées ?) et, en tant que mère de famille nombreuse, travailler 35 heures me paraït être un maximum pour pouvoir assurer une éducation à mes enfants. Oui mais voilà, si mon employeur décide de me faire faire des heures supplémentaires, je ne pourrais pas dire non. Qui se chargera alors de trouver un mode de garde pour mes 3 enfants ? Quel bénéfice en terme de pouvoir d'achat en tirerais-je (après avoir déduit ces frais de garde) ? Et surtout comment pourrais-je consacrer du temps à mes enfants ? Pourrons-nous bientôt également nous faire payer nos congés payés jusqu'à ce que ceux-ci disparaissent ?
Voilà donc la France que l'on nous promet : travailler pour un salaire de misère, sans se plaindre, jusqu'au jour de son accouchement et, si possible, sans protection sociale, ni syndicalisme...
D'un autre côté, rien n'est fait pour résoudre le problème des banlieues. De ce fait, certains discours extrémistes se développent : allons-nous devenir une société communautariste où les problèmes se règleront à coup de fusil ?
13:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : propagande, fin des protections sociales ?, guerre civile









